Incendie de la Cathédrale Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Nantes en 2015 : faits, enquêtes et retombées

L’incendie qui a ravagé la cathédrale de Nantes le 18 mars 2015 a profondément marqué la ville et ses habitants. Ce drame a entraîné la fermeture immédiate de l’édifice, une mobilisation massive des secours et une enquête judiciaire qui a duré plusieurs mois. L’article ci‑dessous fait le point sur les événements, les premières constatations techniques et les suites judiciaires, tout en rappelant les réactions des autorités locales.

Déroulement de la nuit du 18 mars 2015

Vers 22 h, les premiers témoins ont signalé une forte odeur de fumée provenant de la cathédrale. Les pompiers de Nantes sont intervenus rapidement, mais le feu s’est propagé très vite à l’intérieur de la nef. Les équipes de secours ont identifié trois points d’origine du feu :

Ces trois départs de feu ont été constatés dans l’édifice, « au niveau du grand orgue, à droite et à gauche de la nef », selon le rapport préliminaire des sapeurs‑pompiers. La combustion a gravement endommagé la voûte, les vitraux et la structure en bois du chœur.

Réactions des autorités et de la population

Le lendemain de l’incendie, la ville de Nantes a été envahie d’émotions. La maire, Johanna Rolland, a déclaré que la soirée était « une journée d’émotion et de tristesse pour les Nantaises et les Nantais ». Elle a ensuite reçu la visite du Premier ministre, qui a exprimé son soutien aux victimes et aux équipes de secours.

Des milliers de citoyens se sont rassemblés autour de la cathédrale en signe de solidarité. Des dons ont afflué rapidement pour financer les travaux de restauration, et de nombreuses associations locales ont organisé des veillées de prière.

Enquête judiciaire : premiers constats et procédures

Une semaine après le sinistre, le parquet de Nantes a demandé l’ouverture d’une enquête approfondie. Les premières constations réalisées dans le cadre de l’enquête ont permis de déterminer que le feu n’était pas d’origine accidentelle. Les investigations ont porté sur les installations électriques du grand orgue, ainsi que sur les systèmes de chauffage situés dans les deux ailes de la nef.

Le 25 mars 2015, un